Mardi 31 mars 2009 2 31 /03 /Mars /2009 12:54
Finalement, c'est la courroie de distribution qui a lâché et qui a causé des dégâts plus importants à diagnotiquer.
Inter Mutuelle Assistance a décidé de nous rapatrier en nous louant une voiture. Partis à dix heures lundi soir de Bilbao, avec une Opel Astra, nous sommes arrivés à 6h ce mardi matin à la Roche-sur-Yon. Après une petite pose chez François, nous somme arrivés à 11h à la Chapelle-Launay.
Attendons un diagnostic pour le camion en fin de semaine.
Inch Allah
Par Dominique BIORET
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Mardi 31 mars 2009 2 31 /03 /Mars /2009 12:52

Samedi 28 mars


23° (quelque part dans la journée) 5° (ce soir à 20h à Salamanque)


Il pleuvait ce matin à Séville. Nous avons pris la Autovia Ruta de Plata, ce long ruban qui traverse l'Espagne pratiquement toujours en quatre voix. Cela n'empêche pas que dans ce sens nous montons pratiquement toujours et parfois fort pour le plus grand plaisir des chauffeurs de poids lourds avec turbo qui nous doublent allègrement. C'est la troisième fois que nous empruntons cet itinéraire mais je suis toujours aussi impressionné par les travaux gigantesques qu'il a du falloir pour araser tous ces sommets et combler toutes ces vallées.

Cela dit, ce n'est pas vilain avec tous ces arbres, des chênes verts, je pense mais c'est un peu monotone, d'autant que nous n'avons plus de radio francophone, alors nous avons revisité les classiques de notre CDthèque de voyage, Cali, Oiseaux vaches, Bretagne à bercy, Bleu à bleu, Canto general, et Crescendo bien sûr (il faut que je révise). Nous avons retrouvé le soleil en cours de journée mais aussi un vent fort et pour finir une giboulée de grêle et une température plus que frisquette à Salamanque. Pas de photos aujourd'hui, ici pas question de s'arrêter au milieu de la route au sortir d'un virage.


Dimanche 29 mars


-3°  dehors et 3° ce matin dans le camion.

Ca vous réveille quand vous sortez de dessous la couette.

Un peu fastidieuse cette remontée de l'Espagne avec l'impression de toujours monter, très rarement descendre, avec un vent qui a même écorné le gigantesque torro au sommet de la montagne et un froid qui perdure (5° à 14h).

Si bien que même le camion en a eu marre et a décidé de s'arrêter 50 kilomètres après Burgos. Triangles, gilets de sécurité, guardia civil et Inter Mutuelle Assistance. Le dépanneur n'a pas voulu que nous restions dans le camping-car pour passer la nuit si bien qu'à 16h (en fait 17h car nous croyions que le changement d'heure était pour le week-end prochain) nous nous sommes retrouvés dans une chambre d'hôtel où nous avons été accueillis comme un chien dans un jeu de quilles, vu que justement ...nous avons un chien (ou alors les espagnols n'ont pas l'accueil souriant mais ils savent te présenter la cuenta, le dîner à peine terminé bien qu'ils aient conservé le passeport en attente de confirmation de paiement de la chambre et du petit déjeuner par l'assurance).

La panne serait due à la pompe à gasoil. Confirmation demain matin.

En attendant Vahaza va découvrir sa première nuit d'hôtel.

Par Dominique BIORET
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Samedi 28 mars 2009 6 28 /03 /Mars /2009 10:52



Mercredi 25 mars


11° 30°


Aujourd'hui nous avons quitté le Moyen Atlas pour entrer dans le Rif, avec entre les deux une zone plus plate qui a dû subir les intempéries à en juger par les zones agricole encore inondées par endroit et l'état de la nationale 13 qui se réduit à une seule largeur avec par moment la bande médiane qui devient bande latérale à droite ou à gauche. Entrer dans le Rif est un plaisir pour l'œil car c'est vraiment une région différente des autres mais nous en avons déjà parlé à l'aller. Petit arrêt pour une séquence photo du moulin à olives actionné par deux ânes et du pressoir.

Nous avons retrouvé Chefchaouen et nous sommes retournés au même garage car les rotules commençant à fatiguer, l'usure de pneus est irrégulière. J'ai donc fait retourner les pneus sur les gentes avant. L'ouvrier étant très gentil, nous lui avons laissé en prime un jeu de cartes français. J'ai remarqué qu'ici le jeu de cartes le plus utilisé est identique à quelques détails près à notre jeu de l'aluette.




Jeudi 26 mars


Quel régal de parcourir la soixantaine de kilomètres entre Chefchaouen et Cabo Negro. C'est vraiment un Maroc différent que nous savourons ici, avec ses montagnes assez pointues, ses villages perchés un peu partout dans le montagne et ses femmes habillées de tissu à rayures et coiffées du chapeaux de paille coniques agrémentés de décoration en laine colorée.

Avant Tétouan nous faisons un arrêt approvisionnement en petits pois, pommes de terre, tomates et oranges, sur le bord de la route.

Autre arrêt chez Marjane, là où les européens s'arrêtent pour dépenser leurs derniers dirhams, déconsigner les litres à étoiles et faire développer les photos argentiques.

Nous dormirons à La Ferma, chez un Avignonnais, marié à une marocaine, qui tient auberge, manège de chevaux et  aire pour camping-cars à la française, avec des pneus  peints en couleurs vives pour délimiter les emplacements mais avec un équipement mieux conçu que certaines aires françaises. Le patron qui se fait surnommer Franck est un personnage. Rien que les formalités de réception ne durent pas moins d'une demi-heure avec, en prime, un dessin personnalisé. Pour moi bien sûr, un maître qui enseigne le coran  à des petits arabes assis par terre. Dommage que le soir, au restaurant où nous avons pris une pastilla, il dérape fort dans des histoires bien grasses et à la limite racistes. Ca m'a pris la tête et un peu gâché la soirée dans un cadre pourtant très agréable mélangeant le style art-déco et traditionnel arabe.

Nous avons partagé notre dernier après-midi ente le port de M'diq et la station de Cabo Négro.

Dans le premier, on se croirait un peu au Croisic, hormis l'intense activité qui y règne, avec les réparateurs de filets et les échoppes de sardines grillées. Comme des ballots, nous avions déjeuné auparavant au camping-car. Seul, Vahaza, a profité des arrêtes qu'on lui lançait.

La deuxième est une station balnéaire type, visiblement majoritairement occupée par des Espagnols. La plupart ont les volets clos mais sont occupées au rez-de-chaussée par un gardien marocain, parfois avec sa petite famille. Pour bien te persuader que tu es au Maroc, il y a quelques dromadaires importés du sud de l'Atlas.

Ce coin est magnifique et mériterait un arrêt plus long pour bien profiter des panoramas, sur les deux continents et le  rocher de Gibraltar entre autre, par temps clair.


Vendredi 27 mars.


11° (au Maroc ce matin) 29 ° (à Séville ce soir)


Ce matin, nous avons traversé la dizaine  de kilomètres que les espagnols viennent bétonner parce qu'ils n'ont plus de place sur la Costa del Sol. Ensuitee, nous avons sacrifié à l'incontournable passage de la frontière. Ca m'a toujours profondément énervé de voir les préposés, même en Europe quand ça existait encore, faire leurs cakes (?) alors qu'ils pourraient remplir les formalités avec un minimum de courtoisie. Ici c'est le sommum mais tu te fais tout petit si tu ne veux pas y passer trop de temps.

Ensuite un arrêt un peu moins désagréable mais quand même fastidieux au CashDiplo de Ceuta pour l'approvisionnement annuel en alcool, économies obligent. Pour finir l'embarquement, en marche arrière, au centimètre près. Là, tu plies les rétros extérieurs et tu ne quittes pas  des yeux l'agent qui te guide et qui en a vu d'autres.

Et puis te voilà dans le détroit tout enfumé par le rejet des gros chevaux des moteurs de bateaux qui y croisent (Là , tu culpabilises un peu d'y participer). Puis tu te retrouves à 110 à l'heure sur des routes bien bitumées et toute lisses. Puis tu arrives dans la banlieue de Séville, dans le camping où tu as dormi à l'aller. Puis tu reçois  un mail de tes petites filles qui aimeraient bien que tu passes les voir, sur la route du retour (Et comment qu'on va s'arrêter ! On va peut-être aussi s'arrêter à Périgueux voir Thomas).

Et là tu réalises que ton troisième voyage au Maroc est en train de se terminer.  Et tu te surprends à penser au quatrième tellement que d'une fois sur l'autre on les trouve meilleurs et que tu découvres de nouvelles choses.

Inch'Allah comme ils disent là-bas (j'allais dire ici). Ce Inch'Allah qui selon celui qui le prononce et celui qui le reçoit peut-être fanatique, fataliste, mais aussi plein d'espoir, d'humilité voir de philosophie.

On n'a qu à espérer que notre camping-car tienne le coup encore longtemps parce que l'autre soir à Chefchaouen, avec Marylène, on a constaté qu'il était parmi les plus ringards, face aux intégraux de presque neuf mètres de longs, avec la remorque, voir, ce qui se fait de plus en plus, la voiture accrochée derrière. Ici, nul complexe ni jalousie, seulement une interrogation sur les effets de la crise sur nos congénères européens.

En tout cas, on est vachtement contents de ce voyage !



Par Dominique BIORET
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Jeudi 26 mars 2009 4 26 /03 /Mars /2009 10:41


Mercredi 25 mars


11° 30°


Aujourd'hui nous avons quitté le Moyen Atlas pour entrer dans le Rif, avec entre les deux une zone plus plate qui a dû subir les intempéries à en juger par les zones agricole encore inondées par endroit et l'état de la nationale 13 qui se réduit à une seule largeur avec par moment la bande médiane qui devient bande latérale à droite ou à gauche. Entrer dans le Rif est un plaisir pour l'œil car c'est vraiment une région différente des autres mais nous en avons déjà parlé à l'aller. Petit arrêt pour une séquence photo du moulin à olives actionné par deux ânes et du pressoir.

Nous avons retrouvé Chefchaouen et nous sommes retournés au même garage car les rotules commençant à fatiguer, l'usure de pneus est irrégulière. J'ai donc fait retourner les pneus sur les gentes avant. L'ouvrier étant très gentil, nous lui avons laissé en prime un jeu de cartes français. J'ai remarqué qu'ici le jeu de cartes le plus utilisé est identique à quelques détails près à notre jeu de l'aluette.


Par Dominique BIORET
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Mercredi 25 mars 2009 3 25 /03 /Mars /2009 19:38

Mardi 24 mars


9° ,24°


Nous avons quitté les cerisiers en fleurs d'Azrou pour prendre la direction de Meknes. Nous avons pris en charge des camping-caristes de St Herlain pour les conduire jusqu'à l'entrée de la ville. En cours de route, nous nous sommes aperçus que nous avions des connaissances communes, Geneviève et Claude Lemaire, nos anciens voisins de la Bugallière (précisions pour Pierre-Marie qui doit être le seul à s'en souvenir).

Après avoir traversé le vignoble de Guerrouane, un peu avant Meknes, nous nous sommes arrêtés pour remplir une bonbonne de propane (70,50 dirhams).

Nous avons retrouvé le camping de Meknes toujours aussi bien entretenu. Depuis 2005, les eucalyptus ont repoussé mais les équipements sont dans un état de délabrement avancé. Pourtant le cadre est agréable et le camping est plein.

Nous avons pris le petit taxi pour nous rendre à la médina. L'effet de surprise est moins grand qu'en 2005 et depuis nous avons découvert le grand bazar d'Istambul qui est encore plus gigantesque, mais nous sommes toujours éberlués par l'animation qui y règne et la quantité de marchandises qui y est proposée, de la bimblotterie aux magasins de très beaux vêtements marocains et de bijoux.

A un moment nous sommes un peu écartés vers le quartier des artisans. Ca sentait bon le bois que Marylène préfère à l'odeur des épices. J'en ai même profité pour faire ressemeler mes sandales, sous l'œil un  peu amusé de ces dames de la bonne société marocaine. Le cordonnier qui, pour ne pas faire mentir le dicton, n'avait pas de chaussures et mêmes des chaussettes trouées, était super fier. Pour 45 dirhams, il a ressemelé, avec force colle et clous le dessus et le dessous car la semelle menaçait de se séparer en deux. C'est ainsi que je me suis retrouvé avec des sandales, peut-être bien made in China, achetées à Florence en Italie, réparées par un cordonnier marocain avec une semelle synthétique frappée du sigle « Bordeaux ». Dommage j'avais oublié mon appareil photo.

Nous avons continué à arpenter les dédales de la médina car il est temps de penser aux petits cadeaux, mais là, chut, à part pour  Thaïs, qui a fait une commande bien précise, la surprise sera bien gardée.

Ce soir, nous avons mangé un steak de chameau. Je défie quiconque n'ayant pas été averti de faire la différence avec du bœuf.


Lundi 23 mars


8°  22°


Nuit calme sous les cerisiers d'Azrou.

Après les occupations habituelles des arrêts étapes, lessive, ménage approfondi, nous avons pris le taxi (8 dirhams) pour nous rendre au centre ville à environ 5 kms.

Azrou est une ville agréable avec une belle mosquée assez récente.

Information confidentielle pour les membres du KGB.  Un groupe important d'envahisseurs a pris l'habitude de se regrouper dans les arbres près de la mosquée. Il y a sûrement un coup à faire. J'ai pris des photos.

Séance internet, achat d'un panier pour Christine et petit restaurant. Côtelettes d'agneau pour Marylène et tajine d'agneau pour moi (78 dirhams). Pour retourner nous avons pris un taxi qui tardait à démarrer. En plus de nous il y avait deux passagères. Le chauffeur nous a bien baragouiné quelque chose mais on n'a rien compris. Une des passagères parlait un peu le français et au bout d'un quart d'heure on a réussi à comprendre que le taxi attendait le cinquième passager pour partir ou alors il fallait payer la place, chose qu'on a faite en nous acquittant chacun de deux dirhams supplémentaires, que notre chauffeur a partagé avec le chef de la station de taxi. C'est alors qu'un jeune est monté. Il attendait que sa place soit payée.

L'après-midi nous avons fait une balade à pied d'une dizaine de kilomètres. Promenade bien agréable sous un beau soleil mais une température fraîche. Nous sommes allés jusqu'au cèdre Gouraud, qui aurait atteint ses huit cents ans avant de mourir il y a quelques années. C'est un peu le symbole du parc naturel de l'Atlas. Il y avait là toute une colonie de Magots pas effarouchés pour deux sous et pour cause, les touristes les nourrissent abondamment. Au retour, nous avons retrouvé Mr et Mme Hamon, anciens garagistes à Savenay que nous avions déjà croisés l'année dernière au Maroc.

Après avoir pris le pastis agrémenté d'amandes nous allons allumer le barbecue pour faire cuire la deuxième moitié du kilo trois quarts de « bique ».

Par Dominique BIORET
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